vignette 4

saison 01.17

linéaires


Petit matin hivernal. Soleil levant. Je me laisse porter par l’atmosphère légère de cette journée radieuse.


Les premiers rayons soulignent et embellissent les lampadaires qui s’élancent au-dessus de la ville encore endormie. Les uns et les autres, géants filiformes, semblent reliés en un réseau de câbles électriques suspendus tel celui des routes sillonnant l’espace urbain et périurbain ou le tentaculaire web. Ce qui m'intéressait particulièrement, c'étaient ces lignes verticales que l'on retrouve au premier comme à l'arrière plan de l'image, la silhouette épurée de ces arbres métalliques que l'on embrasse d'un seul regard. Les câbles suspendus brisent la rectitude de l'ensemble.



Boulevard de Bel Air

(Limoge, Haute-Vienne, Limousin, France)

29 novembre 2020

f/6.3 - 1/1000e - ISO 160 - 24.2 mm

Lumix DC-FZ82

Publiée le 15 juillet 2021

vignette 8

saison 01.13

Juste une illusion


Promenade au Bost, dans la campagne limousine, non loin de Limoges.

Par cette douce après-midi d'automne, nous voilà sur les terres familiales, à la cueillette des châtaignes. En suivant le chemin qui nous ramène vers notre point de départ, je me retrouve face à une benne à déchets, cube métallique sur chaque face duquel, le passant peut découvrir quelques images d'Epinal du Limousin. Je décide alors de jouer avec l'une d'elles pour construire cette mise en abîme, un cadre dans le cadre, mais un cadre décentré qui conduit notre regard vers le hors-champ. Juste une illusion. Clin d’œil amusé du photographe !


Le Bost (Haute-Vienne / Limousin / France)

10 octobre 2020

1/320sec. - f/5.6 -15 mm - ISO 80

Lumix DC-FZ82



publiée le 17/06/2021


vignette 12

saison 01.09

a minima



Comme une toile contemporaine...




Cette photographie, je l'ai conçue en pensant aux toiles de Mondrian comme Composition with with Red Blue and Yellow. Ainsi pourrait-on l'intituler Composition avec Bleu et Gris. A une surface rectangulaire et opaque d'un gris profond s'oppose un carré bleu métallisé sur lequel un soleil hivernal dessine une frise de lumière et laisse deviner la silhouette d'une maison en hors champ. Ces deux figures géométriques imposantes repoussent le ciel laiteux à la marge. Elles évoquent pour moi cette période inédite de la pandémie où notre vie s'est retrouvée contrainte et sans horizon, où la distanciation sociale nous a isolés et fragilisés. Mais, dans cet environnement froid, abstrait et quasi carcéral, l'humain n'est jamais loin... Regardez cette cheminée, somme toute modeste, elle est bien là et signale une présence humaine. Modeste, elle n'en est pas moins chaleureuse et réconfortante. A la nuit tombée, deviendra-t-elle une lanterne qui guidera nos pas ?


Limoges

(Haute-Vienne / France)

22 décembre 2020

1/320 sec. f/5.6 -

12 mm - ISO 250

Lumix DC-FZ82

publiée le 19/05/2021

vignette 16

saison 01.05

passion


Loin de la fureur et des tourments d'une époque si complexe et si violente, la chapelle Saint-Aurélien est un havre de paix, à échelle humaine. Vous y croiserez toujours un fidèle ou un touriste curieux.



Dans le silence harmonieux de ce lieu sacré et dans la douceur d'un clair-obscur se dévoilent progressivement mille et un détails. Tout à coup, un frémissement parcourt mon échine, mon regard se fige, attiré par ce détail : à la base d'une croix, seuls les pieds suppliciés du christ martyrisé sont figés dans la lumière. Le corps, lui, est enveloppé dans les ténèbres, passage obligé avant la résurrection promise.


Chapelle Saintv Aurélien, rue de la Boucherie - Limoges (Haute-Vienne/ France)



vignette 20

saison 01.01

Sud 16:24


Cette photo a été prise à proximité du château des Grimaldi, dans le Haut de Cagnes (Cagnes-sur-mer, région PACA).



J'aime particulièrement jouer avec les ombres qui recomposent le sujet. Cette fenêtre rectangulaire, légèrement décentrée au cœur de la composition, s'efface en tant que telle. Le regard est attiré par les obliques que tracent les ombres portées. Une nouvelle figure géométrique capte notre attention : un trou noir triangulaire.


26 juillet 2020,

vignette 1

saison 01.20

Et coule la Vienne


MAUDE. – Vous connaissez l’histoire de deux architectes qui viennent voir le Bouddha pour lui demander de l’argent ?

Le premier construisait un pont et le Bouddha fut très impressionné. Il se mit à prier et un grand taureau blanc apparut, avec un sac d’or sur le dos. « Prends-le, dit le Bouddha, et construis d’autres ponts.» Le deuxième construisait un mur. « C’est un excellent mur », dit le Bouddha, un peu solennel comme d’habitude. Il se mit en prière, le taureau surgit, se dirigea vers l’architecte et s’assit tout simplement sur lui.

HAROLD (qui éclate de rire). – Maude ! Vous avez inventé cette histoire.

MAUDE. (qui rit avec lui) – Mais c’est vrai ! Le monde n’a plus besoin de murs ! Nous devons mettre le nez dehors et construire de plus en plus de ponts.

Elle rit.

Harold et Maude de Colin Higgins (extrait) © éditions Denoël


Vue sur le pont St Martial

Bords de Vienne / Limoges / Limousin / France

19 mai 2020

f/5.5 - 1/640e - ISO 80 - 48 mm

Lumix DC-FZ82

Publiée le 4 août 2021

vignette 5

saison 01.16

mignonne allons voir


A la tombée du jour, les derniers rayons du soleil s'immiscent dans mon jardin et caressent les lames de la clôture. Dans un clair-obscur sensuel, s'épanouissent deux roses carmin qui jouent les stars sous les feux languissants de la scène du Sunset Boulevard.

Me reviennent alors en mémoire ces vers de Ronsard :

"Las ! voyez comme en peu d'espace,

Mignonne, elle a dessus la place

Las ! las ses beautez laissé cheoir !

Ô vrayment marastre Nature,

Puis qu'une telle fleur ne dure

Que du matin jusques au soir !" ***


Une invitation à vivre l'instant présent. En effet, se projeter dans le futur, n'est-ce pas se jeter dans la gueule de l'implacable faucheuse ? Saisir un instant sublime, ne fût-ce que quelques secondes, c'est éprouver la plénitude, celle qui permet de dépasser ses angoisses et ses frustrations. Un instant d'éternité que le photographe dérobe à l'oubli et à la Mort.

Alors, "Carpe diem" (Cueille le jour), "Carpe lucem" (Cueille la lumière) !


***A Cassandre (Pierre de Ronsard 1524 - 1585 )


28 mai 2020

Jardin privé- Limoges

(Haute-Vienne / Limousin / France)

1/2500e. - f/7.1 - 11 mm - ISO 3200

publiée le 06/07/2021

vignette 9

saison 01.12

Le pont, l'arbre et les passants


Le Pont de l'Université de Lyon a été construit à l'emplacement d'un ancien bac pour desservir les bâtiments universitaires érigés entre 1876 et 1898. Lors de son inauguration en 1903, l'ouvrage fut baptisé alors pont des Facultés. Long de près de 300 m, il est constitué de trois arches métalliques bleues, fondues à Longwy et reposant sur des piles en pierres de Porcieu-Amblagnieu.


Dans la froidure hivernale, les passants vont en viennent sur le pont de l'Université sous lequel s'écoulent - comme au ralenti - les eaux miroitantes du Rhône majestueux. Mais mon regard s'est, finalement, posé sur cet arbre frêle, encore paré de son costume automnal. Il essaie de se hisser au niveau du pont dans l'indifférence générale... je voulais ainsi lui dire qu'il existait !


L'arbre, le pont et les passants

Pont de l'Université (1903)

(Lyon, Rhône / France)

25 janvier 2020

1/80 sec. - f/5.2 - 22 mm - ISO 100

Lumix DC-FZ82


publiée le 10/06/2021

vignette 13

saison 01.08

pontus


Un mardi après-midi me voilà parti au-delà de la gare des Bénédictins.


J'arrive sur cette passerelle, la lumière inonde les voies qui s'enchevêtrent et à contre-jour se dresse le campanile que jouxte la coupole. Lorsque je lève les yeux et me détourne de ce spectacle, mon œil est attiré par l'un des piliers de la passerelle. En suivant sa ligne directrice , je me retrouve à placer l'objectif en contre-plongée et à choisir un grand angle. De la droite, jaillissent dans un même élan deux lignes puissantes en béton brut : l'une rectiligne qui ressemble à une colonne soutenant un linteau et l'autre, une courbe qui prend de l'ampleur. Un frêle lampadaire se hisse au-dessus de la courbure du pont sous le regard, peut-être goguenard, d'un pigeon microscopique.


Au-dessus des voies ferrées

Limoges

(Haute-Vienne / France)

9 mars 2021

1/200 sec. f/4.7 -

20 mm - ISO 100

Lumix DC-FZ82

publiée le 12/05/2021



vignette 17

saison 01.04

regard sur la ville


Lieu qui fait vibrer et palpiter le cœur de la cité, la Bibliothèque Francophone Multimédia est un espace de vie, indispensable pour souffler et respirer.



Marcher, l'appareil photo en bandoulière.

Moment privilégié pour re-découvrir un espace urbain qui se banalise au point de devenir invisible à nos yeux. Donner à voir commence par son propre éveil.


20 août 2020 - Limoges -

vignette 2

saison 01.19

A l'équerre

Comme A minima publiée en mai dernier, cette photographie, je l'ai conçue comme un jeu de géométrie inspiré du Stomachion , le plus vieux puzzle du monde. Il doit sa célébrité à l'intérêt que lui a porté Archimède, mais aussi aux conditions rocambolesques dans lesquelles ont pu être retrouvés les écrits du Syracusain, perdus pendant deux mille ans.


"Comme le jeu appelé Stomachion offre une étude variée de la transposition des figures dont il se compose, j’ai cru nécessaire de traiter d’abord [des différentes parties] dans lesquelles il est divisé, ainsi que des figures auxquelles ces parties peuvent, chacune, être comparées ; j’ai, de plus, indiqué les angles qui, pris deux à deux, [font deux angles droits], pour connaître les arrangements des figures engendrées par ces parties, soit que les côtés qui apparaissent dans ces figures soient alignés, soit qu’ils s’écartent un peu de l’alignement sans qu’on s’en aperçoive ; car des arrangements de ce genre relèvent de l’adresse, et si ces côtés s’écartent légèrement sans que la vue s’en aperçoive, les figures qui sont composées ne sont pas à rejeter pour autant.

Archimède (source : Le Stomachion, le plus vieux puzzle du monde. | CultureMath (ens.fr) )


Quatre couleurs et quatre lignes viennent partionner le cadre de l'image. Difficile d'imaginer alors la globalité du bâtiment. Le concret devient alors une abstraction tout en déséquilibre, sans aucune droite verticale ou horizontale. Une trouée de ciel bleu et un nuage blanc aux contours cotonneux et irréguliers attirent le regard : invitation à la rêverie, à la méditation, à la réflexion, que sais-je ? Comme à chaque fois, la vision subjective du photographe n'est que le point de départ d'une nouvelle lecture, d'une nouvelle perception, celles du spectateur.



Inspe Condorcet

Limoges

8 novembre 2020

f/4.5 - 1/400e - ISO 80 - 10 mm

Lumix DC-FZ82


Publiée le 28 juillet 2021

vignette 6

saison 01.15

divergences

Ce cliché, pris depuis la passerelle du Chinchauvaud, est à l'image du moment que nous vivons.

S'offrent à nous trois directions divergentes, donc trois possibilités. Chacune s'engouffre dans le hors-champ de l'image. Et ne nous laisse rien entrevoir de l'ailleurs. Seule notre conviction, seul notre cœur peuvent nous ouvrir ces horizons incertains. Notre imagination déborde alors du cadre clos de la photographie. Nous faut-il monter ou descendre ? Aller à gauche ou à droite ? Franchir la balustrade ou s'y cramponner ? A chacun d'écouter son cœur, de trouver sa voie et de tracer sa route.


7 juin 2021

Passerelle - Limoges

(Haute-Vienne / Limousin / France)

1/200e. - f/5 - 6 mm - ISO 125


publiée le 30/06/2021

vignette 10

saison 01.11

origami


La cité dessinée par l’architecte Michel Delplace, offre une architecture lumineuse aux lignes sobres et épurées.


La sérénité semble émaner de ces murs parés de porcelaine. La Cité allie ainsi la tradition limougeaude et l'art contemporain,

Cette arche saisie en contre-plongée laisse imaginer un gigantesque château de cartes ou un origami aux pliages apparemment simples mais ô combien sophistiqués.

Ces formes géométriques évoquent pour moi les cadres réglementaires qui s'imposent à notre société et qui la protègent.


Cité judiciaire de Limoges

(Haute-Vienne / France)

11 juillet 2020

1/160 sec. - f/8 - 4 mm - ISO 80

Lumix DC-FZ82


publiée le 03/06/2021

vignette 14

saison 01.07

dolce vita


Au sortir du premier confinement, la vie a repris ses droits.



J'arpente très souvent les bords de Vienne. Regarder les passants flâner et les eaux de la Vienne glisser nonchalamment apaise mon esprit, parfois, tourmenté. Ces instants de vie captés au hasard de mes déambulations, j'essaie de les saisir en portant un regard bienveillant sur les gens ainsi croisés sur mon chemin. Et, progressivement, de surmonter ma réserve naturelle qui m'interdit encore souvent de braquer mon objectif de façon trop voyante sur un sujet et de paraître trop intrusif. paradoxe de notre époque, A l'heure des réseaux sociaux et des selfies qui s'étalent sur les espaces personnels, les gens me paraissent frileux et méfiants à la vue d'un appareil photo qui ne cherche qu'à saisir leur humanité.


Les bords de Vienne - Limoges (Haute-Vienne / France)

30 mai 2020

1/125 sec. f/5.2 - 22.9 mm - ISO 80

Lumix DC-FZ82

publiée le 06/05/2021

vignette 18

Saison 01.03

impermanence


Pourquoi impermanence ? Ce titre s'est imposé de lui-même.



L'eau coule inlassablement et modifie à chaque instant notre perception de la rivière. Du haut de ce pont, deux adolescents observent : l'un semble perdu dans une contemplation, ses pensées portées par le courant de la rivière. L'autre m'a vraisemblablement repéré et me regarde fixement. A quoi pense-t-il ? Je l'ignore. Comme l'eau qui passe sous ce pont, ses pensées filent et vont dériver au gré de sa fantaisie. Comme l'eau qui passe sous ce pont, jeunes hommes en devenir, ils ne sont plus aujourd'hui ce qu'ils étaient à l'instant même de cette prise. Comme l'eau qui passe sous ce pont, l'histoire de cette structure est une remarquable illustration de ce monde en perpétuel mouvement. En effet, il a été construit en 1865, en partie avec les pierres restantes des piles de l'ancien pont qui se situait à 200 mètres de là et qu'empruntait alors la grande voie romaine reliant Lyon à Saintes.

vignette 3

saison 01.18

Eden

Le paradis sur Terre existe. Il s'agit du parc de Pena, un vaste domaine de 85 ha situé sur les plus hauts sommets de la Serra de Sintra, au Portugal à quelques encablures de Lisbonne.


À partir de 1840, le roi Ferdinand commence à transformer un ancien couvent qui deviendra le palais de Pena et à dessiner les forêts et les jardins environnants.

En déambulant, on découvre camélias, fougères arboricoles, conifères et quelques joyaux comme un Cryptomeria japonica, un Sequoia sempervirens, ou encore un Thuya plicata. Havre de paix, loin de la foule qui se presse au pied de ce palais atypique et massif où le sublime côtoie le plus mauvais goût. Le promeneur solitaire appréciera la délicatesse et la finesse des essences, plaisirs des sens que j'ai essayé de saisir avec mon Lumix. Le choix du noir et blanc avait pour moi une double visée : mettre en valeur les détails subtils de ces fougères aux palmes géantes et donner à cet espace une dimension onirique.


Parc du Palácio Nacional da Pena

(Sintra, Portugal)

4 mars 2020

f/2.8 - 1/2000e - ISO 800 - 4 mm

Lumix DC-FZ82

Publiée le 22 juillet 2021


vignette 7

saison 01.14

il venait du Sud


Comme tous les samedis matins, je me rends au marché de la place des Carmes. Depuis quelques temps, j'observe de jeunes gens qui font la manche, régulièrement.

C'est le regard fuyant des passants qui m'interpelle. Souvent, c'est avec gêne qu'ils versent leur obole. Rares sont ceux qui s'arrêtent et qui saluent la personne pour échanger quelques mots avec elle. Mais très nombreux sont ceux qui les ignorent au point de les rendre invisibles. C'est de ce constat qu'est né mon projet : redonner - grâce à la photographie - de la visibilité aux gens que l'on croise et qui n'en ont plus, déceler leur humanité, et leur permettre de recouvrer un peu d'estime de soi. Plume est de ceux-là. Je l'ai rencontré ce samedi-là. Sur le trottoir opposé, je le vois - accompagné de ses deux molosses - poussant sa valise de fortune, un caddie récalcitrant. Je l'aborde et lui propose de le photographier, ce qu'il accepte de bonne grâce. C'est un être lumineux et doux, malgré ses accidents de la vie. J'ai réalisé cette superposition, conçue comme une métaphore de la visibilité des individus dans notre société.


Double exposition

expo 1: 19 juin 2021

Rue François Perrin - Limoges

(Haute-Vienne / Limousin / France)

1/100e. - f/4.7 -16 mm - ISO 80

expo 2 : 12 juin 2021

Quartier Jean Macé, Lyon (France)

1/10e - f/5.3 -24 mm - ISO 3200

Lumix DC-FZ82

publiée le 24/06/2021

vignette 11

saison 01.10

l'arbre et son double


En me penchant sur ce cliché, je ne peux m'empêcher d'imaginer une page blanche, une toile vierge ou une feuille de papier photo sur laquelle la lumière vient dessiner avec subtilité un arbre.



Peut-être serez-vous sensible à la symétrie de cette image, à l'illusion que crée la contre-plongée associée à un grand angle.

Tout à coup, la verticalité de la surface blanche ne me semble plus si évidente. Sous mes yeux, la magie de la lumière opère comme celle qui impressionne la pellicule ou le papier photo dans une chambre noire. Cette feuille blanche deviendrait-elle la métaphore de notre mémoire où sont gravées une multitude d'images, fragments de vie confus, flous ou précis, en couleurs ou en noir et blanc ? A moins que cette image ne réveille en nous le mythe platonicien de la caverne....


Limoges (Haute-Vienne / France)

27 février 2021

1/640 sec. - f/2.8 - 4 mm - ISO 80

Lumix DC-FZ82


publiée le 26/05/2021

vignette 15

saison 01.06

métamorphose


Quand le photographe se fait taquin et complice de la lumière et de l'environnement...



Ce jour-là, un parfum printanier enveloppait le quartier. A chaque inspiration, l'envie d'esquisser un sourire : le pas se faisait plus léger comme l'atmosphère. La lumière galvanisait le promeneur solitaire qui puisait en elle son énergie.

A chaque heure, la course du soleil façonne l'ombre chinoise des grands arbres qui bordent la rue et le parking adjacent. A la cime de certains d'entre eux se tiennent en équilibre les nids des corneilles et des pies. que l'on entend lancer leurs cris rocailleux.

Dans cette banalité du quotidien surgit tout à coup le fantastique. L'arbre et le photographe ne font plus qu'un. Mais le doute s'empare alors du témoin de cet instant insolite : De l'arbre ou de l'homme, qui se métamorphose ? En tout cas, l'un et l'autre franchissent cette ligne jaune, comme Alice basculant de l'autre côté du miroir.

Métamorphose - Rue Sainte Claire - Limoges (Haute-Vienne / France)

31 mars 2021 - 1/60 sec. - f/7.1 - 6.2 mm - ISO 80 - Lumix DC-FZ82

publiée le 29/04/2021

vignette 19

Saison 01.02

la chevauchée fantastique


Souvenir du monde d'avant la pandémie : Lors d'un voyage en Italie, le 17 février dans l'une des salles des Musées du Capitole à Rome.


Il était 12:00 depuis quelques minutes. J’étais en train de dessiner écoutant, un peu distraitement à vrai dire, les commentaires bienveillants de deux touristes français. Soudain, ma main lâche mon crayon récalcitrant et se pose spontanément sur mon appareil photo. À ce moment précis, je lève les yeux : un rai de lumière se pose délicatement sur la statue équestre de Marc-Aurèle. Dans le viseur, le regard de l’empereur et de l’animal semblent converger vers moi. À l’instant du déclic, je saisis le message intimidant de cette image : puissance et gloire.